> La musique est le langage des passions, mais toutes les passions ne gagnent pas à être mises en musique. [Christoph Martin Wieland]

> La musique est le langage des passions, mais toutes les passions ne gagnent pas à être mises en musique. [Christoph Martin Wieland]
Bien le bonjour, mes chers amis.

Je vous écris après un week-end très chargé, c'est le début de l'été comme vous le savez sans aucun doute, même si les pauvres terminales et premières planchent actuellement sur leurs copies. C'est triste. Une minute de silence pour les futurs (ou pas) bacheliers s'il vous plait !
Ce qui les a sûrement empêché de se rendre à la fête de la musique qui a eu lieu hier. Pour ma part, comme beaucoup, j'étais à la fête de la musique qui se tenait à Bagatelle, organisée par France Deux. On a eu notamment le plaisir de voir David Guetta, Jason Mraz, Sliimy, James Morrison, Sean Paul, Milow, Flo Rida, Calogero, Florent Pagny, De Palmas, Patrick Bruel, Laurent Voulzy, Christophe Willem, Alesha Dixon (très jolie, par ailleurs, bien que son sourire fasse très faux).

L'ambiance était au rendez-vous, me dit le reporter dépêché sur place(moi-même). Nous étions un groupe de six, plutôt bien placé, et assez déchaîné. Peut-être nous avez-vous vu danser à la télévision, mais j'en doute.
Ce qui était marrant, ce fut la ruée vers les navettes à la fin du concert, c'est dans ses moments-là qu'on est bien content de prendre le taxi. La foule était en furie, ça avait l'air de pousser dans tous les sens, un peu comme dans la queue pour aller manger, à la cantine du lycée. Les instincts priment toujours, apparemment. L'individu veut toujours être le premier à entrer, à manger. Bref, vive la civilisation, ais-je pensé de mon taxi.

Les artistes étaient nombreux et talentueux, j'ai notamment apprécié Jason Mraz et James Morrison, qui ont tous deux de très belles voix, Alesha Dixon (si j'étais un vulgaire péquenaud comme on en trouve des milliers sur skyrock, je dirais qu'elle est drôlement bonne. Comme je ne suis civilisé et poli, je dirais qu'elle est jolie et pleine d'entrain), et bien entendu, David Guetta. Oui, il se trouve que j'aime David Guetta, comme tout bon clubber, je suppose.

# Posté le lundi 22 juin 2009 10:20

Je ne me reconnais plus dans les gens, je suis juste un cas désespérant [Indochine, Playboy]

Je ne me reconnais plus dans les gens, je suis juste un cas désespérant [Indochine, Playboy]

Officiellement, L'été a commencé dimanche. En ce qui me concerne, l'été débuta vendredi. Depuis, les sorties s'enchaînent, rythme estival de rigueur. Vendredi, ce fut un pique-nique à deux heures du matin au Trocadero, samedi une petite fête pour la fin des partiels (Votre ami Lelio passe par ailleurs en deuxième année), dimanche la fête de la musique, lundi soir, on est venu me chercher à deux heures du mat pour me traîner en boîte, mardi, Disneyland. Par ailleurs, Mickey se porte bien, merci d'avoir demandé. Après Indiana Jones, Space Moutain, la Tour de la terreur et Rock'n' roller coaster, on a presque l'impression que le sol tangue, mais bon, c'est tellement...bon. Surtout sous le soleil.

Donc Disneyland. Le paradis des enfants, et des adolescents. C'est-à-dire beaucoup de mômes qui piaillent parce qu'ils désirent le sabre du capitaine Crochet assorti au chapeau et que Maman ne veut pas, beaucoup d'adolescents qui jouent dans les fontaines (ça c'était nous, en revanche : ce n'est pas ma faute, Raph m'avait aspergé le premier), et des adultes excédés traînant des enfants récalcitrants vers Pinocchio parce que Big Thunder Mountain, non, mon chéri, ce n'est pas encore de ton âge.

Nous étions à DisneyLand à l'ouverture, mon petit groupe et moi (composé de mes amis Raph, Alex, Julia, Gabrielle et Morgan, d'ailleurs, ais-je omis de vous dire que je sors avec Gabrielle depuis lundi soir, idylle probablement vouée à l'échec car je suis relativement allergique à l'engagement, mais bon elle est très jolie, pas conne et plutôt drôle, donc ça me va...pour l'instant.).

La première étape fut Space Mountain. Raphaël a perdu sa stupide casquette Mickey qu'il tenait absolument à arborer aujourd'hui, ce qui fut, je crois, un grand bien pour l'humanité, quant à moi je me suis contenté de hurler toutes les conneries qui me passaient par la tête, que j'avais à l'envers par ailleurs, du genre "venez sur mon putain de blog, et je me tape Minnie." Personne n'a entendu, même pas Gabrielle, je crois, qui était pourtant à côté de moi, vie de couple oblige.

Julia a voulu faire la maison hantée, pourquoi pas. Raphaël a fait la conversation aux personnages, surtout à celui qui salue en ôtant son chapeau (et sa tête, par la même occasion). Dans le train de la mine, une fan excessive de Johnny Hallyday (vu son tee-shirt et ses lunettes estampillées Optic deux miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiille) hurlait tellement que je cru qu'elle avait un orgasme. Indiana Jones termina de nous ébouriffer, comme quoi, "fixation béton, mon oeil, pour ne pas dire autre chose". Nous ne fîmes pas "it's a small world", vu que Ross et Carol de Friends l'ont fait dedans à Disneyworld, j'ai eu peur que ça donne des idées à certains.
Nous croisâmes Bourriquet, Tigrou et le Capitaine Crochet, qui voulut égorger Raphaël qui avait acheté un bandana pirate pour remplacer son inestimable casquette.

Nous déjeunâmes à Disney Village (le premier truc qui venait, Annette je crois), avant d'aller à Disney Studio.
La tour de la terreur nous ravit, malgré la queue. Le décor est très soigné je dois dire. Julia refusa catégoriquement de le faire et fit une autre attraction avec Gaby et Alexia, entre "filles". Les mâles, eux, eurent le droit à la petite histoire sur les ascenseurs qui avaient disparus et tout le tralala. Rock'n'roller coaster nous plu beaucoup surtout à Morgan qui adore Aerosmith.

Après un retour à Disneyland et quelques attractions calmes (Space Moutain de nouveau, puis encore Space Mountain et pour finir, Space Mountain), les filles voulurent regarder les boutiques, sauf Alexia qui voulut s'entretenir avec Mickey et le débaucher.

Bref, l'été est là, les enfants, profitez x)

# Posté le mercredi 24 juin 2009 07:04

Il vaut mieux gâcher sa jeunesse que de n'en rien faire du tout. [Georges Courteline]

Il vaut mieux gâcher sa jeunesse que de n'en rien faire du tout. [Georges Courteline]
J'admire des personnes paradoxales. Les personnes qui nous émeuvent en disent sûrement long sur notre personnalité. Sinon, elles ne nous toucheraient pas.

J'admire Charles Baudelaire. Non, ce n'est pas le quatrième orphelin Baudelaire, rendormez-vous. Baudelaire est un poète français du XIXème siècle. Mais il a aussi été critique littéraire et traducteur. Il a écrit un recueil de poèmes en 1857 (il me semble) qui s'appelle "les pissenlits du bien". Non je plaisante, c'était les "fleurs du mal".
Certains de ces poèmes me touchent particulièrement ("la mouette", "le rival" par exemple...qui saura me retrouver les titres originaux? Oh, je suis d'humeur joueuse !). L'homme en lui-même n'était pas forcément plaisant.
J'ai lu par exemple qu'il était fou amoureux d'une femme, Marie, je crois, qui se refusait à lui. Il se mourrait d'amour pour elle, lui écrivait des poèmes enflammés. Un seul de ses battements de cil et il était à ses genoux, implorant ses faveurs. La jeune dame, face à cet homme si talentueux et si ardent, céda et s'offrit à lui.
Le lendemain, aucune nouvelle : de nos jours, on dirait qu'il ne l'a pas rappelée, le goujat ! Elle, éplorée, ne comprenant pas, lui demanda la raison de ce revirement. Charles, dédaigneux, répliqua "Hier vous étiez une déesse, maintenant vous n'êtes plus qu'une femme".
Qu'on comprenne bien, Baudelaire éprouvait sincèrement ces sentiments, ce n'était pas une ruse pour la mettre dans son lit. C'est juste qu'il l'idéalisait, de loin, tant qu'elle ne lui appartenait pas. La tenir dans ses bras lui a fait sentir sa réalité, son humanité. Et sa passion s'évanouit, remplacé par l'amère déception d'avoir cru étreindre l'idéal en enlaçant la réalité.
Méchante réaction, certes, me direz-vous. Elle a tout de même compromis sa réputation pour lui. Ce n'est pas bien, Charles, tu es méchant !

J'admire Valmont. Valmont est un personnage des Liaisons Dangereuses, de Laclos. Un Roman épistolaire publié en 1782 et longtemps censuré. Valmont est machiavélique, méchant, acharné, brillant, dépravé. Il me fascine car en lui, je me reconnais. Je ne suis sûrement pas aussi méchant, mais tordu et brillant, ça j'ose le croire. Valmont a pour but de séduire la très prude et vertueuse présidente de Tourvel (non ce n'est pas un président de la république...) et la fait tomber amoureuse de lui en la poursuivant de ses ardeurs, totalement feintes...au début. Et finalement, le monstre sans coeur tombe amoureux à son tour. Et finit par en mourir, le héros dramatique par excellence. J'adore. Les happy end me rendent malade.

J'admire Lestat(istiques haha ce n'est pas drôle). C'est un personnage d'Anne Rice, charismatique, provocateur, décadent, blasphémateur, un peu fou, vivant, passionné. Certes, c'est un meurtrier qui se repaît de sang, mais ce personnage est tout bonnement fascinant. Il n'hésite pas à provoquer Dieu lui-même (je n'ai pas lu Memnoch mais on m'en a parlé), c'est un personnage très marqué, avec une personnalité très affirmée. Il pose beaucoup de questions sur l'éternité, la valeur de la vie, la mort, le temps. Autant de questions passionnantes. J'adore son côté sulfureux, j'y vois le reflet de mes propres provocations, bien moins grandioses que les autres, mais qu'importe.

J'admire Dom Juan, pour sa quête effrénée d'idéal, pour son amour des femmes. Moi aussi, j'aime valser chaque soir avec une cavalière différente. Moi aussi, quelque part je suis à la recherche d'un idéal. Je suis un séducteur comme Dom Juan, provocateur comme Lestat, tordu comme Valmont, désabusé comme Baudelaire.

# Posté le mercredi 24 juin 2009 16:50

This could be nothing But I'm willing to give it a try, Please give me something 'Cause someday I might know my heart. [You give me something, James Morrison]

This could be nothing But I'm willing to give it a try, Please give me something 'Cause someday I might know my heart. [You give me something, James Morrison]
La nuit est tombée depuis une heure ou deux, je ne sais plus. Sur le balcon, les yeux levés vers les étoiles, j'essaie de déterminer où diable se trouve la grand ourse. Peu m'importe au fond. L'ordinateur, sur mes genoux nus dégage une douce chaleur. La fatigue plombe mes membres, pourtant je reste ici, au lieu de regagner mon antre, ma chambre, occupée. Mon frère, Marco, est sorti, et ne reviendra pas avant l'aube. Mes parents, comme tous les braves gens, dorment après avoir regardé le feuilleton de la deux sur leur écran plat Samsung. Même Gaby git dans les bras de Morphée. Elle dort, dans mon lit, ses longs cheveux blonds étalés sur l'oreiller, sa gorge diaphane se soulevant à peine sous l'effet de sa respiration, ses lèvres corail exhalant un petit soupir. Elle est belle, quand elle dort, me suis-je dit quand elle s'est effondrée après notre étreinte. Il n'était que vingt et une heures mais la pauvre est exténuée. Elle est venue à l'improviste quand, vision très sexy, j'étais en train d'essayer de gober un hamburger en une seule bouchée (échec, par ailleurs, ma bouche n'est pas assez grande.) Elle s'est assoupie d'un coup, alors depuis, je m'incruste sur skyrock.
Et moi, je la regardais, ne sachant que penser. Gabrielle m'avait séduit avec ses grands yeux bleus, un peu froids, sa peau marmoréenne s'embrasant à la moindre pensée déplacée, ses longs cheveux blonds. Ils sentent la camomille et sa peau la vanille.
Je ne l'aime pas, pas plus qu'elle ne m'aime. Notre relation ressemble plus à un règlement à l'amiable. On reste ensemble pour le moment, on rit, on baise, on s'affiche ensemble. Mais pas de sentiments. S'attacher, c'est souffrir. Etre attaché, c'est s'étioler, comme une fleur privée d'eau et de soleil. La liberté est la seule chose que j'ai à laquelle je tiens vraiment.
Je la regarde et je me demande quel genre de cynique puis-je être pour ne pas tomber amoureux d'une créature si exquise, pour ne pas broncher à l'idée de nous ensemble. Ni joie, ni ennui, un néant total. Je n'ai jamais été amoureux, je n'ai jamais ressenti cette puissante vague qui nous submerge et nous noit, parfois, ce rush, ces choses que Racine décrit si bien. Je n'ai jamais fait l'amour, j'ai juste baisé. Faire l'amour c'est se fondre dans la personne, physiquement et émotionellement. Ce que je connais est purement physique, une alchimie on ne peut moins romantique.

Et, ma foi, j'aime ça. J'aime cette liberté, j'aime jongler entre les femmes, valser avec plusieurs cavalières dans la même soirée, cueillir un baiser sur les lèvres de deux ou trois filles en une nuit, parfois plus. J'aime le changement. Leurs visages se mélangent dans ma mémoire, vision à demi-oubliée d'instants fugaces avec d'illustres inconnues que je ne connais pas, et que je ne désire pas connaître.

Je ne sais pas où Gaby me mènera. Je ne sais pas davantage où moi, je la mènerais. Ce que je sais en revanche, c'est que ça ne durera pas ad vitam aeternam.

# Posté le jeudi 25 juin 2009 18:21

Je suis le mouvement : Oui, c'est triste. Oui, il avait du talent. Oui, j'ai trois ou quatre de ses chansons dans mon i-pod. Oui, c'était le meilleur.

There Are People Dying
If You Care Enough
For The Living
Make A Better Place
For You And For Me

[Heal the world]

Oh, Michael, you didn't know you would be part of them so soon.

And so died the king of Pop

# Posté le vendredi 26 juin 2009 18:22