Jouir de la foule est un art. [Baudelaire]

Jouir de la foule est un art. [Baudelaire]

Je n'aime pas MSN, je trouve ça très artificiel. Rencontrer quelqu'un par ce biais fausse tout ce qui fait le charme des prémices d'une relation. Je veux dire, ne devient-on pas amis avec quelqu'un au moment où l'on échange un fou-rire pour la première fois, ou quand l'on se retrouve à discuter à bâtons rompus sur un balcon...? C'est comme ça que je suis devenu ami avec Alex. On était à une fête entre amis, au collège, vous savez le genre "v'nez on joue à la bouteille". Alex et moi nous faisions un peu chier, donc on a finit sur le balcon à balancer des trucs aux passants. On était pas très intelligents, sur ce coup là, je l'avoue. Mais on avait treize ans. Et ça crée des liens.
Bref, pour moi MSN, ça ne sert à rien. Les gens avec qui j'ai envie de parler, je les vois en vrai, on se fait un starbucks, un ciné, une virée en boîte. On s'appelle. On éclate son forfait, mais bon on a les moyens. Et au moins on entend la voix de l'autre.

Quand j'avais encore MSN, je me suis retrouvé dans un plan foireux : une fille que j'avais croisé en soirée avait réussit je ne sais comment à avoir mon MSN, elle avait l'air sympa online, du coup on s'est vu et comme elle était très mignonne, on est sortit ensemble. Mais mon dieu, qu'est-ce que je suis allé faire dans cette galère (cherchez la référence !), la fille était ignare, pot de colle et terriblement possessive.ça a été un tour de force de s'en débarrasser.

Quelqu'un m'a dit que mon blog était bien mais pas plus que ça car je n'avais pas de profil. "let me get this straight"...le profil, c'est bien ce truc qui sert à rencontrer des gens? Merci bien, je n'en ai pas spécialement besoin.
D'ailleurs, je ne crois pas du tout à la fiabilité des rencontres sur le net, c'est artificiel, on part sur de mauvaises bases...enfin, ce n'est que mon humble avis. Alex, je l'ai donc rencontré à une fête de collégiens, Raphaël au lycée, Célia grâce à Alex, Morgan en primaire, Jimmy aussi. Ce sont probablement mes amis les plus proches. je n'aurais jamais cru dire ça un jour de Raphaël que j'appelais il y a encore peu "le gorille dégénéré". Quant aux autres, les "potes", c'est toujours à une soirée, par des amis communs qu'on se rencontre. Et les filles avec qui je sors, c'est toujours selon ce principe, comme Mélody (que je n'ai pas rappelé et que je rappellerais pas d'ailleurs).

Donc par pitié les gens, rendez-vous compte qu'internet, ce n'est pas la vraie vie !

# Posté le mardi 05 mai 2009 11:27

Soupir d'aise.

Soupir d'aise.



... on a toujours assez vécu, quand on a eu le temps d'acquérir l'amour des femmes et l'estime des hommes.

[Laclos]

# Posté le mardi 05 mai 2009 11:39

Sapere aude !

Sapere aude !
Avant j'étais jeune et fou, maintenant je suis vieux et con. C'est marrant de dire cela à dix-neuf ans. Des fois, l'on oublie son âge, l'on se perd dans les méandres du net, et l'on est de nouveau ce petit fou vantard de seize ans qui paradait sur skyrock.
Des fois, l'on se réveille, et l'on sait que quelque chose a changer. C'est infime, un léger changement dans l'air, une nuance plus subtile, je ne saurais dire. Ce matin, je me suis réveillé avec pour oreiller la pensée suivante : un jour, je serais célèbre. Riche, je le suis déjà. Beau, aussi, dit-on.
La célébrité, il y a trois ans, je ne jurais que par ça, et il y a un an, je trouvais ça très surfait. Maintenant, je me dis que c'est le seul moyen de m'exprimer, et de passer un message aux gens. Un message? Non plusieurs. Cela ferait-il cucul la praline de s'exclamer, les bras levés vers les cieux, "sapere aude", ose savoir ? Crénom, cultivez-vous, c'est une des seules richesses qu'on ne pourra vous ôter. Ensuite, j'ai envie de dire, que la popularité, bien que ce soit vain, on court tous après. Je le dis souvent, allez en boîte, s'enivrer, faire des journées geek sur le net, ça ne sert à rien, on va tous mourir un jour. Mais on ne peut pas s'en empêcher. Être humain, c'est être vain : on mange, on dort, on bâtit consciencieusement sa vie, puis tout s'écroule, on meurt. A l'échelle de l'univers, ce n'était rien, même pas une petite étincelle qui a brillé vivement mais brièvement. Profitez, buvez, sortez, baisez, cultivez-vous, on n'a qu'une vie, profitons-en. Et découvrez enfin que la vie, ce n'est pas Facebook, ce n'est pas Msn , ce n'est même pas skyrock, c'est le rire des amis, le soleil qui rentre à flot par la fenêtre le matin, l'humidité de l'herbe sous nos pieds nus à l'aube, la chaleur de la vodka dans nos estomacs.
Je suis fatigué. J'ai passé la nuit dernière au téléphone avec Alexia. A discuter de la vanité de la vie, des bienfaits du sexe, des derniers potins mondains. Et du coup, je délire.

# Posté le mercredi 06 mai 2009 18:36

Modifié le lundi 01 juin 2009 17:28

Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais ! [baudelaire]

Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais ! [baudelaire]
Il y a des choses que je n'entends guère : peu, je dois l'admettre, mais tout de même quelques unes. Je parcoure quelques blogs au hasard, et je tombe souvent sur des jeunes filles, probablement en mal d'amour, ou qui cherchent à attirer le "mâle" à demi-dénudées, mettant leur poitrine en valeur. Bon, souvent, c'est plutôt agréable à voir, je ne le nie pas. Mais ce que je ne comprends pas c'est pourquoi. Pourquoi s'abaisser à cela? Elles se réduisent elles-mêmes à l'état d'objet. Après, des tas de mecs pas forcément très fins vont débarquer sur leur blog, et commenter en leur disant ce qu'ils aimeraient leur faire. Si j'étais une fille, je trouverais ça assez dégradant. J'a envie de dire "mais putain les filles réveillez-vous, après vous nous traitez de salauds qui bavent devant vos photos...ne vous positionnez pas en tant que bout de viande alléchant pour commencer !"

Ce qui me dérange aussi, ce sont toutes ces lolitas de collège qui copient/collent sur leur blog des phrases vues et revues du genre "l'amour est un nom, le sexe est un jeu, alors oublie le nom et joue le jeu". Déjà, ce n'est pas très original, mais en plus, je trouve ça complètement déplacé sur le blog d'une gamine de treize ans. ça me tape aussi sur les nerfs tous ceux qui écrivent "ouey t'ey ma moatiey et twa t'ey ma fame". Envie de dire, mais achetez vous un dictionnaire, d'ici deux ans, vous n'écrirez même plus français.

Bon, je ne vais pas m'éterniser sur ce sujet. En ce moment, je passe ma vie sur internet, moi qui avais à peine touché un ordinateur ces deux dernières années. C'est étrange comme sensation.

# Posté le jeudi 07 mai 2009 06:19

j'aurais voulu être un artiiiiiiiste

j'aurais voulu être un artiiiiiiiste
Bien le bonsoir , cher visiteur.Je me sens d'une humeur incertaine ce soir : impossible de trancher : suis-je plutôt d'humeur artistique ou alors plutôt philosophique. J'aurais envie de mêler les deux en lançant le grand débat : L'art comme moyen d'expression. Vous avez quatre heures pour me pondre une réponse convenable.
J'ai décidé d'éveillé mon âme d'artiste trop longtemps engourdie par des années de formatage social et culturel. La culture nuit-elle à l'art ou le renforce-t-il? Si l'on écoute Rousseau , dont la voix s'élève encore d'entre les morts , la culture serait nuisible et l'état dit de nature serait préférable. Celui-ci blâmait la littérature or s'il ya bien un domaine où Môsieur s'est illustré c'est bien la littérature.
Si je suis un artiste , quel sera mon art?
Bien des années auparavant , je me suis essayé au maniement du crayon pour tenter de retranscrire aussi fidèlement que possible mon environnement , mais les dessins que je fis s'approchant davantage de l'art abstrait que de l'art figuratif , je me mis en tête d'égaler , que dis-je , de surpasser Picasso ! Après bien des échecs , on convint que la carrière de peintre n'était peut-être pas pour moi et je murais dans un silence obstiné , persuadé que je possédais un coup de crayon remarquable mais bien trop novateur pour plaire maintenant. J'était un artiste en avance sur mon temps , incompris , voila tout.
La musique m'attira . On me mit une flûte entre les mains en classe de 6ème et les sons que je pus en tirer étaient plutôt agréables sans être transcendants. Futur Mozart , je demandais à ce que l'on me paie des cours de piano et mon caprice fut exaucé : j'en fis jusqu'à 16 ans et joue plutôt bien . Là encore on ne tenait pas la réincarnation d'un grand artiste.
Les cours de poterie d'une de mes cousines me permit de passer une après-midi à malaxer de l'argile et l'une de mes créations maladroites orne fièrement la table de nuit de ma grand-mère , qui est infiniment fière de moi et qui au vu de ce que j'ai pu produire en un seul après-midi me voit déjà comme le nouveau Rodin.
Quand en cinquième , je découvris Corneille avec Horace et le Cid , je décidais avec fièvre de m'atteler à la rédaction d'une pièce de théâtre qui ne vit naître qu'une demi scène . En seconde , je fis la connaissance de Baudelaire qui m'inspira quelques sonnets dépressifs , puis Lamartine et Musset , sous l'égide de qui , je rédigeais avec ferveur quelques poèmes lyriques qui plurent beaucoup à ma mère (ah , l'amour maternel) . Même si elle préférait ceux de mon frère.
Enfin , il y a peu , j'ai entamé la rédaction d'un blog. De l'art , un blog? Ce qui relance la question fondamentale : peut-on parler d'art dès qu'il est question de création? à ça , à vous de répondre!


# Posté le jeudi 07 mai 2009 06:32

Modifié le jeudi 07 mai 2009 12:54