Dieu a eu un orgasme en me créant.

Dieu a eu un orgasme en me créant.
Me voila de retour sur la terre de la vanité et de la bêtise, prêt à éclairer vos ténèbres.

Bon. J'ai déjà été sur Skyrock, je sais comment cela fonctionne. Il faut se présenter.

Alors bonjour, c'est moi, Lelio. Oui, comme le personnage de la comedia dell'arte. J'ai dix-neuf ans, ce qui me donne l'insouciance et l'assurance de la jeunesse et la connaissance de celui qui a déjà suffisamment vécu pour connaître le monde. J'ai porté des converses avant que ça soit de nouveau à la mode, j'ai dansé la tecktonik quand personne ne connaissait, arrêté quand tout le monde en parlait. Je lis du Voltaire et je vais en boîte, je fumes des pétards et je joue du Mozart. Et comme Hell, je baise comme vous faites vos courses. Je suis un paradoxe. Et J'aime ça.
J'étudie les lettres modernes à Paris Diderot. Grosso modo, ça veut dire que je sais lire, et bien. J'ai eu mon baccalauréat littéraire mention très bien en allant en boîte la veille de l'épreuve de philo. Je vivais à Versailles, mais maintenant, je m'incruste plutôt dans l'appartement parisien de mes parents.
Je suis célibataire, par choix. Non que ça ne m'empêche de m'envoyer en l'air plus que vous, au contraire. Je suis libre, vous dis-je.

Vous l'aurez sûrement constaté, je suis odieux. Et j'adore ça. Mais comme je suis beau gosse, je peux me le permettre.


Je suis également ici : *

# Posté le vendredi 01 mai 2009 11:07

Modifié le lundi 28 septembre 2009 15:49

Inutile. Vain. C'est tellement moi !

Inutile. Vain. C'est tellement moi !
Oh Lelio,
ce n'est guère ton genre de te plier aux convenances.
Et pourtant...

Lelio, si tu étais trois livres, lesquels serais-tu?

Eh bien, très cher, je serais "Les liaisons dangereuses" de Laclos. Depuis 1782, il scandalise, avec ses personnages vicieux, tordus, débauchés. Je me reconnais souvent dans Valmont. Parfois aussi dans Tourvel. Mais alors, ça c'est franchement rare et je ne l'avoue que parce que je suis sur que vous ne savez pas qui c'est. Sinon, je choisirais "Dom Juan" de Molière, parce que Dom Juan est un personnage démesurément jouissif : j'aimerais être Dom Juan. Dom Juan séduit, Dom Juan provoque, Dom Juan, c'est le charisme incarné. Bon, par contre, je me passerais bien de la fin de l'acte V ! Ensuite, je choisirais "Bel-Ami" de Maupassant. ça ne se justifie pas.

Lelio, si tu étais une boîte de nuit, tu serais...?


Le Duplex, sans doute. J'y suis souvent. Je traîne aussi souvent au métro, au mix, au back up et au redlight, même si je n'aime pas trop cette dernière, je la trouve mal fréquentée, ils laissent entrer tout le monde, même les beaufs en jogging.

Lelio, si tu étais un film?

Je serais Fight Club. Car je suis schizophrène au fond.

Des questions reviennent parfois dans vos commentaires, je vais tâcher d'y répondre.

Je ne met personne ne blog favori, non que je n'ai trouvé aucun blog en valant la peine, mais par principe. Je serais cependant flatté si vous décidez que je vaux la peine d'être dans les vôtres. J'accepte tous les "amis" et si je vous demande de m'accepter, pas besoin de demander si vous me connaissez, la réponse est non. Peu de mes amis possèdent un blog, et encore moins sur skyrock. Je ne rends pas les commentaires, en revanche j'y réponds, quand je le juge nécessaire.

Lelio, quels sont tes hobbies ?


J'aime sortir, que ce soit au restaurant, ou en boîte. J'aime lire, le rock, les concerts, faire l'amour, draguer, nager, et vanner, surtout. Et par dessus tout j'aime profiter de la vie.


Lelio, pourquoi n'y a-t-il pas de photo à proprement parler de toi sur ton blog?

D'une part, car ce blog n'est pas vraiment un blog personnel, j'y racontes parfois ce que je fais de mes jours, mais ce n'est pas le but premier. Ensuite, skyrock, ce n'est que virtuel pour moi, et je n'ai pas envie d'afficher mon visage...imaginez que mon blog vienne à devenir connu, je ne tiens pas à ce qu'on m'arrête dans la rue en me disant "hey t'es Lelio". Bon, je vous l'accorde c'est un peu prétentieux. Par ailleurs, je ne veux pas que mes proches, s'ils venaient à tomber par hasard sur ce blog, ne me reconnaissent : bien sur, s'ils lisent ils sauront que c'est moi, mais bon, admettons qu'ils passent sans s'arrêter...
Et ensuite, je veux qu'on s'intéresse à mes textes, à mes pensées, mais pas à moi en tant qu'être humain. Je ne cherche ni rencontres, ni commentaires du genre "ouai beau gosse" que je trouve inutiles et insipides, mais un lectorat apte à dialoguer et à critiquer (en bien, et en mal).


Est-ce du second degré ce que tu nous racontes?


Eh bien, cela dépend. Des fois, il faut me prendre au sérieux. des fois, ce n'est pas du second degré mais carrément du cent cinquante troisième. Suis-je un mec sensible, ou odieux, ah, telle est la question. Ne peut-on pas être les deux à la fois?

Lelio, pourquoi m'as-tu ajouté en "ami" ?

Pour moi la notion d'ami sur skyrock n'a strictement aucune valeur, alors je demande systématiquement, c'est une manière de dire que je suis passé sur votre blog, et qui sait, de vous amener à lire le mien. Sinon, désolé de vous décevoir, il n'y aucune raison particulière.

# Posté le vendredi 01 mai 2009 13:50

Modifié le mardi 16 juin 2009 05:57

Honnêtement, je préfère regarder Star Wars que d'aller à la fac.

Honnêtement, je préfère regarder Star Wars que d'aller à la fac.

Cela me fait rire presque autant que Futurama de voir la populace dans ma classe. Si l'on ôte tous ceux qui sont partis, pour cause de faiblesse intellectuelle intense ou de paresse paralysante, il ne reste, ma foi, pas grand chose. Le specimen le plus intéressant est sans doute Fiona (les noms ont été changés, pour préserver les innocents, en l'occurrence elle). Physiquement, Fiona, on dirait une créature de Tim Burton, si vous voyez le genre : cheveux bouclés roux, yeux globuleux, allure décalée, vêtements digne de Jack Skullington. C'est en voyant Fiona que l'on se dit que les anciens littéraires (sauf moi, bien entendu) sont sérieusement névrosés.
A part Fiona, qui a quand même quelques neurones et de bonnes notes dans l'ensemble, il y a Christine qui vaut le détour. Christine, c'est une fille (déjà), renfermée sur elle même, pas très jolie, et avec un caractère renfrogné. Dès que je l'entends parler, c'est pour râler. Christine aurait aussi bien pu vivre au couvent jusqu'à la fac, parce que il y a encore peu, elle ne connaissait rien de la vie, la vraie . Elle était vierge (et l'est toujours, probablement), n'était jamais allée à une fête (tout juste un goûter d'anniversaire dans les années 90), n'avait jamais rien fait d'insensé ou de drôle.
Là, où ça devient drôle, c'est que Christine s'imagine être "cool". Elle a passé récemment ce qu'elle considère comme le "baptême du feu" : elle est allée en boîte. On l'y a traînée de force, avec les gens de la classe, même si on n'a pas grand chose en commun. On en a longtemps entendu parler, croyez-moi. C'est beau, c'est lumineux, c'est génial. Elle n'en tarit pas. On sent la fille qui se sent "grande". ça me fait rire parce que ça fait bien trois ans que je vais en boîte et que franchement, je ne vois pas pourquoi en faire tout un plat.
Il y a aussi Daphné. Daphné est drôle, mais à ses dépends. Elle n'est pas belle, au contraire, elle est même très ronde, mais s'imagine être "trop une belle-gosse", elle porte des vêtements très serrés et très courts, ça ballotte de partout, c'est répugnant. Elle se maquille trop, ça lui fait comme une seconde peau, voyez-vous. On appuit sur sa joue, et on s'enfonce dans le fond de teint. Et donc Daphné se croit magnifique : elle se vante que la moitié des mecs de son lycée lui sont passés dessus. Bon. Soit. Ils devaient être vraiment bourrés alors. Bref, on lui pardonnerait presque si ce n'était pas la reine des hypocrites (je suis pas mal dans mon genre, je l'admet). Et elle veut que je lui accorde mes faveurs. Non, mais où va le monde?

Bref, la fac c'est quelque chose, niveau faune. Quand y'a cours, on rigole bien.


# Posté le vendredi 01 mai 2009 12:55

Modifié le mercredi 22 juillet 2009 17:03

L'humanité souffre et je souffre avec elle. [Lolita Pille]

L'humanité souffre et je souffre avec elle. [Lolita Pille]
Hier soir, je suis sorti.

Ce n'est pas mon genre de rester confiné chez moi un vendredi soir, à moins d'être en bonne compagnie. Toujours est-il que ça m'a permis de faire quelques constats, assez drôles, sauf pour les personnes concernées bien sur.
Nous étions cinq, deux mecs, trois filles. L'autre mec, Lambert, est une énergumène que je ne supporte pas : il me tape sur les nerfs depuis le lycée, et je croyais que mon bac en poche, j'arriverais à m'en débarrasser (car Lambert pense être mon ami). Bref, ce sont les filles qui l'avaient invité. Moi, je n'avais rien demandé.
Il y avait donc Alex, ma meilleure amie, une fille très brillante, mais très vulgaire, disons que tout ce qu'elle peut montrer, elle le montre, ce qui provoquerait sûrement un "cachez moi ce sein que je ne saurais voir" de Tartuffe, notre faux dévot préféré. Il y avait Célia, grande, blonde, aristocratique, nymphomane de son propre aveux. Et Mélody, que je ne connaissais pas, une jolie brune assez timide.


Nous campions près de la tour Montparnasse, en attendant que l'ambiance soit au top en discothèque pour s'y rendre. Bref, on fumait une clope ou deux, quand vient un mec, sérieusement éméché si vous voulez mon avis (que je vous donne quand bien même que vous n'en voudriez pas). D'un ½il, il jauge notre groupe et se tournant vers les filles, dit :
" Hey les gonzesses, j'vois qu'il vous manque un mec ! si y'en a une qui a besoin d'un homme comme moi pour s'accoupler, bah je suis dispo !"
J'ai cru que j'allais m'étouffer sur ma clope. Mélody semblait outrée, et Alex s'est levée. Alex déteste les pauvres types : comme elle est plutôt voluptueuse et ne s'en cache pas, elle se fait souvent draguer par les losers de service.
" Bah dispo, je crois que tu vas le rester, parce qu'un vieux con comme toi, on n'en a pas besoin ! S'accoupler, non mais oh, tu te crois où? on est pas des juments !"
Alex lui a dit ça texto. J'ai écrasé ma clope, et me suis levé, de façon à faire comprendre à "l'étalon" que sa présence n'était (et n'avait jamais été) désirée. Il s'en fut donc, non sans un regard de regret vers la poitrine d'Alex, qui semblait vouloir s'échapper de son bustier. Une vision loin d'être déplaisante, par ailleurs.


Bon, nous entrons au Red, à la demande de cet idiot de Lambert, alors qu'il sait que je déteste cette boîte. Ils acceptent n'importe qui, la preuve, ils l'ont laissé entré. Bref, deux mecs gominés à la Clark Gable commencent à draguer Célia et Mélody (Alex ayant déjà sa langue dans la bouche d'un mec), et elles sont obligées de leur raconter qu'elles sont gay pour qu'ils les lâchent, non sans un soupir déçu. "C'est dommage, elles sont bonnes quand même" me glisse l'un d'eux d'un air effondré. Pour un peu, j'ai cru qu'il allait pleurer.
Bref, alors que je virevoltais et changeait de cavalière toutes les deux minutes (comprendre que je roulais des pelles à droite à gauche en cherchant la bombe avec qui j'allais finir la nuit), une toute jeune fille m'accoste. Mon dieu ! elle avait l'air d'avoir quatorze ans ! Ils laissent entrer n'importe qui aujourd'hui, c'est pire que les Planches !
Bref, je lui fais comprendre gentiment que sa grande s½ur m'intéresserait davantage.
Tout ça pour dire que c'est hallucinant les personnes qu'on laisse entrer en boîte en ce moment.


PS : Je suis finalement rentré avec Mélody, comme quoi on ne sait jamais comment va se finir la soirée ;)

# Posté le samedi 02 mai 2009 05:37

Modifié le jeudi 11 juin 2009 17:07

Ce monde, ce théâtre et d'orgueil et d'erreur,Est plein d'infortunés qui parlent de bonheur. [Voltaire]

Ce monde, ce théâtre et d'orgueil et d'erreur,Est plein d'infortunés qui parlent de bonheur. [Voltaire]

Je me désintéresse de tout ce qui devient à la mode, je l'ai déjà dit. Mais par contre, s'il y a quelque chose que je n'ai jamais adoré, auquel je n'ai jamais vraiment adhéré, c'est Facebook. Facebook, ça sert à deux choses grosso modo : à prouver qu'on a une vie (même quand on en a pas) et à faire plein de quizz débiles.
Cet été, j'ai donc fait l'expérience facebook : j'ai été retrouvé par pleins de gens, dont, honnêtement, je n'avais rien à faire : mon amoureuse de maternelle, qui a très mal vieillit, des gens croisés à des fêtes mais avec qui je n'ai pas échangé plus de deux mots (ou deux coups de langue), d'anciennes conquêtes. Et parfois même par des gens que je ne connais pas. On les appelle les "serial friends-maker" (Ref : dictionnaire Lelien) : ils ajoutent tout le monde pour se donner l'impression d'avoir des amis. Pitoyable.
Bref, comme je disais, Facebook est un moyen de prouver qu'on a une vie, puisque tout se sait sur Facebook, c'est pire que la CIA et Closer réunit. On sait qui se tape qui, qui est ami avec qui, qui aime quoi. Les gens affichent des photos des soirées où ils sont allés, ils sont fiers, surtout quand la photo est estampillée "tillate". Le pire, c'est qu'au fond, les gens qui ont une vrai vie sociale n'ont ni l'envie ni le temps d'aller sur facebook. Vous me direz, sur skyrock non plus. Mais en ce qui me concerne, je considère "skyrock" comme un agréable passe-temps.
Et Facebook, c'est le paradis des quizz stupides. Cet été, je recevais des questionnaires pour savoir quelle princesse Disney je suis (j'ai des testicules, j'estime donc ne pas être concerné par pareille question existentielle), dans quelle maison de Poudlard je serais...Et pourquoi pas "pourrais-tu être le fils de Pikachu et de Shrek" pendant qu'on y est?
Et donc j'ai quitté Facebook, ses amis qu'on ne connait pas, ces statuts qui nous apprennent tout et n'importe quoi, que "Thomas mange une pomme" et que "Alizée <3 lui" (envie de dire, mais OSEF), ses applications à la con (comme Guerre des gangs, et dire qu'il y'a des gens qui passent leur vie dessus, et je ne vise surtout pas Lambert).

# Posté le samedi 02 mai 2009 16:31